En bref · TL;DR
- Il n’existe pas une seule « bonne méthode » pour retrouver la marche : la stratégie utile dépend de la cause du trouble (séquelle d’AVC, Parkinson, sclérose en plaques, suites de prothèse, déconditionnement) et du moment de la prise en charge.
- Après un AVC, l’entraînement orienté-tâche et le tapis roulant améliorent modestement la vitesse et l’endurance de marche chez les personnes déjà capables de marcher, avec un effet qui se maintient après l’arrêt (niveau de preuve élevé à modéré).
- Le robot de marche n’est pas supérieur à un entraînement orienté-tâche bien dosé : son bénéfice le plus net concerne les patients qui ne marchent pas encore, en phase précoce après l’AVC.
- Dans la SEP, l’exercice (toutes modalités) améliore la mobilité et l’endurance ; après une prothèse de hanche ou de genou, la rééducation améliore la vitesse de marche et la force, à domicile comme en cabinet.
- Aucune de ces données ne promet de « remarcher comme avant » : ce sont des moyennes de groupe. La rééducation de la marche s’effectue sur prescription médicale, après évaluation individuelle.
Quand un proche peine à marcher depuis un AVC, une maladie de Parkinson, une sclérose en plaques, une opération de la hanche ou simplement un long alitement, la même question revient — du côté du patient comme de l’aidant : la rééducation peut-elle vraiment changer quelque chose, et qu’est-ce qui marche réellement ? La difficulté, c’est que les approches portent souvent les mêmes noms (tapis roulant, robot, renforcement) alors que leur intérêt dépend entièrement de la cause du trouble de la marche. Le tableau ci-dessous range les principales stratégies par cause, en ne retenant que les couples pour lesquels une méta-analyse ou une revue systématique vérifiée sur PubMed apporte une réponse chiffrée. Les résultats neutres ou incertains sont signalés tels quels : en santé, savoir ce qui n’est pas démontré est tout aussi utile.
Cette synthèse est volontairement orthogonale à notre comparatif des méthodes de rééducation neurologique, qui oppose les méthodes entre elles (orienté-tâche, robot, etc.) dans le champ neuro. Ici, l’entrée est la cause — y compris des causes non neurologiques comme les suites de prothèse ou le déconditionnement — afin de répondre à la question concrète : « pour cette situation, quelle stratégie, avec quel effet attendu ? » Pour le détail méthode par méthode dans le neuro, reportez-vous au comparatif dédié.
Ces informations sont éducatives et ne remplacent pas une consultation avec un masseur-kinésithérapeute diplômé d’État ou un médecin. Chaque situation clinique est individuelle. La rééducation de la marche s’effectue sur prescription médicale.
Retrouver la marche : ce que disent les méta-analyses, cause par cause
Les données ci-dessous proviennent de méta-analyses et de revues systématiques publiées sur PubMed, avec leur niveau de preuve (élevé / modéré / faible). Les effets sont exprimés prudemment : une différence significative à l’échelle d’une population n’implique pas le même bénéfice pour chaque personne. La vitesse de marche est donnée en mètres par seconde (m/s) et l’endurance par le test de marche de 6 minutes (6 min, en mètres parcourus). Un même outil (tapis, robot) peut être utile pour une cause et beaucoup moins pour une autre : c’est tout l’intérêt de raisonner par cause.
| Cause | Stratégie | Niveau de preuve | Méta-analyse (PMID) | Effet (prudent, chiffré) |
|---|---|---|---|---|
| Hémiparésie post-AVC | Entraînement orienté-tâche répétitif | Modéré | French 2016 (Cochrane), 33 ECR (PMID 27841442) | Augmente la distance de marche d’environ +35 m (IC95% 18–51) et l’ambulation fonctionnelle (SMD +0,35 ; IC95% 0,04–0,66) chez 1 853 patients ; effet maintenu jusqu’à 6 mois. Qualité modérée. |
| Hémiparésie post-AVC | Tapis roulant (vs pas d’intervention) | Modéré | Polese 2013, 9 ECR (PMID 23663792) | Améliore la vitesse de +0,14 m/s (IC95% 0,09–0,19) et l’endurance de +40 m au test de 6 min (IC95% 27–53) chez des patients déjà ambulatoires ; effet en partie maintenu après l’arrêt. Pas de différence avec la marche au sol dans les essais directs. |
| Hémiparésie post-AVC | Tapis roulant ± support partiel du poids | Élevé | Mehrholz 2017 (Cochrane), 47 ECR (PMID 28815562) | Gain modeste de vitesse (+0,06 m/s ; IC95% 0,03–0,09) chez 2 323 patients. Le bénéfice se concentre sur les marcheurs ambulatoires ; le tapis avec support de poids seul n’atteint pas le seuil de significativité. Transfert au quotidien incertain. |
| Hémiparésie post-AVC | Rééducation assistée par robot / électromécanique (+ kiné) | Élevé (indépendance) / faible (vitesse) | Mehrholz 2020 (Cochrane), 62 ECR (PMID 33091160) | Augmente les chances de marche indépendante (OR 2,01 ; IC95% 1,51–2,69, preuve élevée) chez 2 440 patients, surtout chez les non-marcheurs en phase précoce (< 3 mois). Gain de vitesse plus incertain (+0,06 m/s, preuve faible). Pas d’avantage clair ajouté chez les patients déjà ambulatoires. |
| Maladie de Parkinson | Tapis roulant (± support partiel du poids) | Modéré | Mehrholz 2015 (Cochrane), 18 ECR (PMID 26363646) | Améliore la vitesse de marche (+0,09 m/s ; IC95% 0,03–0,14) et la longueur de foulée (+0,05 m) chez 633 patients, sans effet démontré sur la distance ni la cadence. Hétérogénéité notable. |
| Maladie de Parkinson | Robot d’assistance à la marche (RAGT) | Modéré | Jiang 2024, 17 ECR (PMID 37955075) | Améliore la vitesse (+0,06 m/s ; IC95% 0,03–0,10), la longueur de foulée (+5,5 cm) et l’endurance (+14 m au test de 6 min) chez 670 patients, mais sans amélioration du Timed Up & Go — signe que tous les aspects de la mobilité ne progressent pas. |
| Maladie de Parkinson | Double-tâche cognitivo-motrice | Faible | Sarasso 2024, 14 ECR (PMID 38790495) | Améliore la vitesse en situation de double-tâche (SMD +0,48 ; IC95% 0,20–0,77) et la cadence chez 548 patients, mais la qualité de preuve est faible ; la valeur dans les activités quotidiennes reste à confirmer. |
| Sclérose en plaques | Exercice (aérobie, résistance, multi-composant) | Élevé | Du 2024, 40 ECR (PMID 38660348) | Améliore la mobilité (Timed Up & Go −1,33 s ; IC95% −1,57 à −1,08) et l’endurance (+25,6 m au test de 6 min ; IC95% 16–35) chez 1 300 patients. L’aérobie agit surtout sur la qualité de vie, la résistance sur la fatigue. |
| Sclérose en plaques | Renforcement musculaire des membres inférieurs | Modéré | McManaman 2024, 12 ECR (PMID 39311403) | Améliore la vitesse de marche (+0,10 m/s ; IC95% 0,01–0,19) chez 425 patients, avec un effet plus net sur les tests courts (10 m) que sur l’endurance. Hétérogénéité notable ; dose optimale à préciser. |
| Post-prothèse de hanche | Kinésithérapie dirigée (cabinet ou domicile) | Modéré | Coulter 2013, 5 ECR (PMID 24287215) ; cf. Saueressig 2021 (PMID 33635329) | Améliore la vitesse de marche (+6 m/min ; IC95% 1–11), la cadence (+20 pas/min) et la force des abducteurs (+16 Nm) chez 234 patients — sans différence domicile vs cabinet. À noter : une grande méta-analyse (32 ECR) ne retrouve pas d’effet sur la fonction auto-déclarée, ce qui ne signifie pas absence d’utilité (la vitesse objective, elle, s’améliore). |
| Post-prothèse de genou | Renforcement résistif actif des membres inférieurs | Modéré | Wei 2024, 14 ECR (PMID 39267026) | Améliore la vitesse de marche maximale (+0,13 m/s ; IC95% 0,08–0,18) et l’agilité (Timed Up & Go −0,92 s) chez 880 patients, mais sans effet démontré sur l’endurance (test de 6 min non significatif). |
| Déconditionnement / fragilité du senior | Exercice multi-composant (force + endurance + équilibre) | Modéré | Cadore 2013, 20 études (PMID 23327448) | Stratégie la mieux étayée chez le senior fragile : amélioration de l’aptitude à la marche, de l’équilibre et de la force des membres inférieurs dans la majorité des études, avec réduction des chutes. Données hétérogènes (pas de pooling unique). |
| Déconditionnement / fragilité du senior | Programmes de rééducation multi-composants (exercice + nutrition + cognitif + soutien) | Modéré | Silveira 2025, 34 ECR (PMID 39917808) | Améliore la mobilité des membres inférieurs (SMD +0,63 ; IC95% 0,40–0,86) et réduit le score de fragilité (SMD −1,57 ; IC95% −2,97 à −0,17). Le gain de vitesse est possible mais de certitude faible. L’adhésion est le principal obstacle. |
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Ce que ces chiffres disent — et ne disent pas
Lus honnêtement, ces résultats invitent à se méfier des raccourcis, dans un sens comme dans l’autre. Quatre nuances méritent d’être posées clairement :
- Le robot n’est pas « mieux » par principe. Après un AVC, la rééducation assistée par robot augmente surtout les chances de remarcher chez les personnes qui ne marchent pas encore, en phase précoce (Mehrholz 2020, PMID 33091160). Chez un patient déjà ambulatoire, un entraînement orienté-tâche bien dosé (French 2016, PMID 27841442) fait au moins aussi bien : le bénéfice tient au travail répété de la marche elle-même, pas à la technologie.
- Améliorer une mesure n’améliore pas tout. Dans Parkinson, le robot améliore la vitesse et la foulée mais pas le Timed Up & Go (Jiang 2024, PMID 37955075) ; après prothèse de genou, le renforcement améliore la vitesse mais pas l’endurance (Wei 2024, PMID 39267026). Un gain sur un paramètre ne garantit pas un gain sur la vie quotidienne.
- Un résultat « neutre » n’est pas un échec. Après prothèse de hanche, une vaste méta-analyse ne retrouve pas d’effet sur la fonction auto-déclarée (Saueressig 2021, PMID 33635329), alors que la vitesse de marche objective, elle, s’améliore (Coulter 2013, PMID 24287215). L’absence de preuve sur une mesure ne signifie pas l’absence d’utilité clinique.
- La peur de bouger freine les résultats. Chez 86 patients parkinsoniens, une kinésiophobie élevée (peur du mouvement) est associée à moins d’activité physique, un équilibre plus dégradé et une peur de tomber plus forte — elle explique 13 à 44 % de la variance de ces paramètres (Oğuz 2023, PMID 35042438). C’est une cible de la rééducation à part entière, et une raison de réintroduire le mouvement progressivement plutôt que de l’éviter.
Comment le kinésithérapeute choisit la stratégie
Aucune stratégie n’est universellement supérieure : le choix se construit, sur prescription médicale, à partir de la cause, du moment et des capacités réelles de la personne. Le raisonnement intègre au minimum cinq dimensions :
- La cause du trouble — une séquelle d’AVC (réapprentissage moteur), une maladie de Parkinson (foulée, freezing, double-tâche), une SEP (fatigue, endurance) ou des suites de prothèse (force, indolence) ne mobilisent pas les mêmes leviers, même si la marche est l’objectif commun.
- Le moment et le statut de marche — chez un patient qui ne marche pas encore après un AVC, la priorité est de relancer un pas sécurisé (où le robot a montré son intérêt en phase précoce) ; chez un patient déjà ambulatoire, on travaille la vitesse, l’endurance et la qualité du pas par la pratique orientée-tâche.
- L’objectif fonctionnel prioritaire — marcher plus vite, tenir plus longtemps, franchir un trottoir, marcher en parlant : ces buts n’appellent pas exactement le même entraînement, et plusieurs études montrent qu’on peut progresser sur l’un sans progresser sur l’autre.
- Le contexte du domicile — pour les suites de prothèse, la rééducation est aussi efficace à domicile qu’en cabinet (Coulter 2013, PMID 24287215) ; à domicile, les exercices s’ancrent dans l’environnement réel (escalier, salle de bain, parcours du quotidien), ce qui favorise le transfert.
- L’adhésion et la peur du mouvement — un programme n’est efficace que s’il est suivi ; l’adhésion est l’obstacle n°1 chez le senior fragile (Silveira 2025, PMID 39917808), et la kinésiophobie un frein modifiable (Oğuz 2023, PMID 35042438). Doser l’effort et restaurer la confiance font partie du soin.
Focus : pourquoi raisonner par cause change la prise en charge
Le même outil peut être pertinent pour une cause et marginal pour une autre. Le tapis roulant en est l’exemple le plus parlant : après un AVC, il améliore la vitesse et l’endurance chez les personnes déjà ambulatoires (Polese 2013, PMID 23663792) ; dans Parkinson, il améliore la vitesse et la foulée mais ni la distance ni la cadence (Mehrholz 2015, PMID 26363646). Même appareil, mais effets et indications différents selon la cause du trouble. Raisonner par cause évite ainsi d’appliquer mécaniquement une « recette » qui aurait marché pour une autre situation.
Cette logique guide la prise en charge à domicile, là où la personne marche réellement. Pour les suites de prothèse, l’équivalence domicile / cabinet (Coulter 2013, PMID 24287215) signifie qu’une rééducation rigoureuse peut se mener chez soi sans perte d’efficacité. Pour les causes neurologiques, le travail s’inscrit dans la durée et dans un cadre pluriprofessionnel (médecin, kinésithérapeute, parfois ergothérapeute), sur prescription médicale. Dans tous les cas, ces chiffres sont des moyennes de groupe : ils orientent le raisonnement, mais ne préjugent pas de l’évolution individuelle, qui dépend de très nombreux facteurs propres à chaque personne.
L’entraînement répété de tâches orientées améliore la marche et l’ambulation fonctionnelle après un AVC, avec un effet soutenu jusqu’à six mois ; l’effet sur le membre supérieur est moins robuste.
D’après French B et al. — Cochrane Database Syst Rev. 2016 (PMID 27841442) — 33 ECR, 1 853 participants
Questions fréquentes
Après un AVC, peut-on vraiment retrouver une marche autonome ?
C’est souvent possible, sans que ce soit une garantie. Les méta-analyses montrent que l’entraînement orienté-tâche (French 2016, PMID 27841442) et le tapis roulant (Polese 2013, PMID 23663792) améliorent la vitesse et l’endurance de marche chez les personnes déjà capables de faire quelques pas, avec un effet qui se maintient. Chez celles qui ne marchent pas encore en phase précoce, la rééducation assistée par robot augmente les chances de marche indépendante (Mehrholz 2020, PMID 33091160). Ces résultats sont des moyennes : l’évolution individuelle dépend de nombreux facteurs et s’évalue au cas par cas, sur prescription médicale.
La kinésithérapie à domicile est-elle aussi efficace qu’en centre ?
Pour les suites de prothèse de hanche, une revue systématique ne retrouve aucune différence d’efficacité entre une rééducation dirigée à domicile et en cabinet, sur la vitesse de marche, la cadence et la force (Coulter 2013, PMID 24287215). Pour les causes neurologiques (AVC, Parkinson, SEP), le domicile présente l’avantage d’ancrer le travail dans l’environnement réel (escalier, parcours du quotidien), ce qui favorise le transfert des progrès. Le cadre et l’intensité sont définis après évaluation, sur prescription médicale.
Le robot de rééducation, c’est mieux qu’une rééducation « classique » ?
Pas en soi. Après un AVC, le robot a montré son intérêt surtout chez les patients qui ne marchent pas encore, en phase précoce (Mehrholz 2020, PMID 33091160). Chez une personne déjà capable de marcher, un entraînement orienté-tâche bien dosé fait au moins aussi bien (French 2016, PMID 27841442) : ce qui compte, c’est la quantité et la qualité de marche réellement travaillée, pas l’appareil. Le choix dépend du statut de marche et de l’objectif, pas d’une supériorité technologique automatique.
Parkinson est une maladie évolutive — la kinésithérapie change-t-elle vraiment quelque chose pour la marche ?
Oui, sur des paramètres précis, sans prétendre stopper la maladie. Le tapis roulant améliore la vitesse et la longueur de foulée (Mehrholz 2015, PMID 26363646), le robot d’assistance améliore vitesse, foulée et endurance (Jiang 2024, PMID 37955075), et l’entraînement en double-tâche améliore la marche quand on doit marcher en faisant autre chose (Sarasso 2024, PMID 38790495). Tous les aspects ne progressent pas en même temps — d’où l’importance d’objectifs ciblés. Réduire la peur du mouvement fait aussi partie du travail (Oğuz 2023, PMID 35042438).
Avec une sclérose en plaques, l’exercice ne risque-t-il pas d’aggraver la fatigue ?
La littérature va dans l’autre sens : l’exercice (aérobie, résistance, multi-composant) améliore la mobilité et l’endurance de marche dans la SEP, et la composante de résistance agit favorablement sur la fatigue (Du 2024, PMID 38660348). Le renforcement des membres inférieurs améliore aussi la vitesse de marche (McManaman 2024, PMID 39311403). Une fatigue passagère après l’effort est fréquente et se distingue de la fatigue pathologique de la maladie ; l’intensité se dose précisément avec le kinésithérapeute, sur prescription médicale.
Mon proche est très âgé et déconditionné — est-il « trop tard » pour qu’il remarche mieux ?
L’âge seul n’est pas une contre-indication. Chez le senior fragile, l’exercice multi-composant (force + endurance + équilibre) améliore l’aptitude à la marche, l’équilibre et la force, et réduit les chutes (Cadore 2013, PMID 23327448) ; les programmes structurés améliorent la mobilité et réduisent le score de fragilité (Silveira 2025, PMID 39917808). À l’inverse, l’immobilité aggrave le déconditionnement. Le principal obstacle n’est pas l’âge mais l’adhésion au programme : un accompagnement progressif et adapté aux capacités fait la différence.
Comment aider mon proche à remarcher sans le brusquer ni me blesser ?
Le rôle de l’aidant est précieux, mais il ne remplace pas l’évaluation d’un professionnel : les gestes d’aide à la marche, les transferts et la sécurisation s’apprennent et s’adaptent à chaque situation. La peur de tomber — du patient comme de l’aidant — est légitime, et se travaille en réintroduisant le mouvement progressivement plutôt qu’en l’évitant, car l’évitement entretient le déconditionnement (Oğuz 2023, PMID 35042438). Un kinésithérapeute peut, sur prescription médicale, évaluer le domicile, montrer les bons gestes et fixer des objectifs réalistes.
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Pour aller plus loin
- Méthodes de rééducation neurologique : niveaux de preuve — le comparatif méthode par méthode (orienté-tâche, robot, etc.) dans le champ neuro, complémentaire de cette synthèse par cause.
- Après un AVC : retrouver la marche et l’usage du membre supérieur — comprendre la rééducation post-AVC, du membre inférieur au membre supérieur.
- Maladie de Parkinson : rééducation et exercice — foulée, freezing, double-tâche et place de l’activité physique.
- Sclérose en plaques et kinésithérapie — mobilité, endurance et gestion de la fatigue à l’effort.
- Rééducation après une prothèse de hanche — déroulé des séances et récupération de la marche.
- Chutes & autonomie du senior : ce que disent les preuves — équilibre, prévention des chutes et maintien de l’autonomie chez le senior fragile.
Ces informations sont éducatives et ne remplacent pas une consultation avec un masseur-kinésithérapeute diplômé d’État ou un médecin. Elles sont fondées sur la littérature scientifique (méta-analyses PubMed) et ne se substituent pas à un diagnostic individuel. La rééducation de la marche s’effectue sur prescription médicale. Chaque situation clinique est individuelle ; les effets décrits sont des moyennes de groupe et ne constituent ni une promesse ni une garantie de résultat.
Sources scientifiques
- French B, et al. Repetitive task training for improving functional ability after stroke. Cochrane Database Syst Rev. 2016 (PMID 27841442). DOI (d’après PubMed)
- Polese JC, et al. Treadmill training is effective for ambulatory adults with stroke: a systematic review. J Physiother. 2013 (PMID 23663792). DOI (d’après PubMed)
- Mehrholz J, et al. Treadmill training and body weight support for walking after stroke. Cochrane Database Syst Rev. 2017 (PMID 28815562). DOI (d’après PubMed)
- Mehrholz J, et al. Electromechanical-assisted training for walking after stroke. Cochrane Database Syst Rev. 2020 (PMID 33091160). DOI (d’après PubMed)
- Mehrholz J, et al. Treadmill training for patients with Parkinson’s disease. Cochrane Database Syst Rev. 2015 (PMID 26363646). DOI (d’après PubMed)
- Jiang X, et al. Effect of robot-assisted gait training on motor dysfunction in Parkinson’s patients: a systematic review and meta-analysis. J Back Musculoskelet Rehabil. 2024 (PMID 37955075). DOI (d’après PubMed)
- Sarasso E, et al. Dual-task vs. single-task gait training to improve spatiotemporal gait parameters in people with Parkinson’s disease: a systematic review and meta-analysis. Brain Sci. 2024 (PMID 38790495). DOI (d’après PubMed)
- Du L, et al. Effects of exercise in people with multiple sclerosis: a systematic review and meta-analysis. Front Public Health. 2024 (PMID 38660348). DOI (d’après PubMed)
- McManaman C, et al. Changes in walking speed following resistance training in people with multiple sclerosis: a systematic review and meta-analysis. PM R. 2024 (PMID 39311403). DOI (d’après PubMed)
- Coulter CL, et al. Physiotherapist-directed rehabilitation exercises in the outpatient or home setting improve strength, gait speed and cadence after elective total hip replacement: a systematic review. J Physiother. 2013 (PMID 24287215). DOI (d’après PubMed)
- Saueressig T, et al. Evaluation of exercise interventions and outcomes after hip arthroplasty: a systematic review and meta-analysis. JAMA Netw Open. 2021 (PMID 33635329). DOI (d’après PubMed)
- Wei G, et al. Effects of lower-limb active resistance exercise on mobility, physical function, knee strength and pain intensity in patients with total knee arthroplasty: a systematic review and meta-analysis. BMC Musculoskelet Disord. 2024 (PMID 39267026). DOI (d’après PubMed)
- Cadore EL, et al. Effects of different exercise interventions on risk of falls, gait ability, and balance in physically frail older adults: a systematic review. Rejuvenation Res. 2013 (PMID 23327448). DOI (d’après PubMed)
- Silveira BD, et al. Breaking the frailty cycle with rehabilitation programs: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Disabil Rehabil. 2025 (PMID 39917808). DOI (d’après PubMed)
- Oğuz S, et al. The effect of kinesiophobia on physical activity, balance, and fear of falling in patients with Parkinson’s disease. Physiother Theory Pract. 2023 (PMID 35042438). DOI (d’après PubMed)