En bref · TL;DR
- L’entorse latérale touche le ligament collatéral externe de la cheville. C’est l’une des lésions musculo-squelettiques les plus fréquentes.
- Le traitement fonctionnel (mobilisation précoce, mise en charge progressive, contention souple ou semi-rigide) est privilégié par rapport à l’immobilisation plâtrée prolongée, qui n’est plus le choix de première intention (HAS ; revues systématiques).
- PEACE and LOVE (Dubois et Esculier, 2019) est un cadre pédagogique — un éditorial du British Journal of Sports Medicine, et non une recommandation de bonne pratique. Ses piliers les mieux étayés sont le chargement progressif, l’éducation et l’exercice ; sa mise en garde contre la glace et les anti-inflammatoires est, elle, nettement plus discutée.
- La rééducation proprioceptive (reprogrammation neuromusculaire) est un pilier de la prise en charge : elle réduit le risque de récidive et d’instabilité chronique (grade A pour la prévention secondaire selon les recommandations).
- Sans rééducation adaptée, une part importante des entorses évolue vers une instabilité chronique de cheville, d’où l’importance d’une reprise encadrée.
L’entorse latérale de cheville figure parmi les motifs de consultation traumatologique les plus courants, chez le sportif comme dans la vie quotidienne. Longtemps traitée par le repos et l’immobilisation, sa prise en charge a profondément évolué : les recommandations actuelles et les données de la littérature convergent vers une approche dite « fonctionnelle », fondée sur le mouvement précoce, la mise en charge progressive et la rééducation neuromusculaire. Cet article fait le point sur ces principes, sur ce que dit — et ne dit pas — le cadre PEACE and LOVE, et sur la prévention des récidives, qui restent fréquentes. Il s’agit d’une ressource éducative générale ; toute entorse doit faire l’objet d’un examen médical, notamment pour écarter une fracture.
Qu’est-ce qu’une entorse latérale de cheville ?
Une entorse latérale est l’étirement ou la déchirure des ligaments situés sur le bord externe de la cheville, le plus souvent à la suite d’un mouvement de torsion du pied vers l’intérieur (inversion). Le ligament collatéral latéral comprend principalement trois faisceaux ; le faisceau talo-fibulaire antérieur est le plus souvent atteint. On distingue classiquement trois degrés de gravité : l’entorse bénigne (grade I, simple distension ligamentaire), l’entorse moyenne (grade II, déchirure partielle avec œdème et ecchymose) et l’entorse grave (grade III, rupture ligamentaire avec laxité). Cette gradation oriente la durée éventuelle d’une contention, mais elle ne dicte pas à elle seule le pronostic : la qualité de la rééducation joue un rôle déterminant dans la récupération et la prévention des récidives.
Faut-il une radiographie après une entorse ?
Pas systématiquement : les règles d’Ottawa permettent de déterminer, à l’examen clinique, si une radiographie est nécessaire pour écarter une fracture. Ces critères validés évaluent la capacité à prendre appui et la présence de douleurs à la palpation de zones osseuses précises (malléoles, base du 5e métatarsien, os naviculaire). Les règles d’Ottawa présentent une sensibilité d’environ 99 % pour exclure une fracture (Beckenkamp 2017), permettant d’éviter des radiographies inutiles ; leur faible spécificité impose de coupler le test au jugement clinique. Cet examen relève de la compétence médicale : il convient de consulter rapidement après le traumatisme, surtout en cas d’impossibilité de poser le pied, de déformation ou de douleur osseuse marquée.
Pourquoi le traitement fonctionnel est-il préféré à l’immobilisation ?
Parce que les données comparatives montrent que la mobilisation précoce encadrée favorise une meilleure récupération que l’immobilisation plâtrée prolongée. Après une entorse latérale de cheville, la prise en charge fonctionnelle (mobilisation précoce + attelle/strapping associés à un programme d’exercices supervisé) est privilégiée à l’immobilisation prolongée, une courte immobilisation restant utile uniquement pour soulager douleur et œdème initiaux (recommandation de bonne pratique, Vuurberg 2018, BJSM). Plusieurs revues systématiques comparant traitement fonctionnel et immobilisation pour les entorses latérales aiguës de l’adulte ont retrouvé des résultats en faveur du traitement fonctionnel : un retour au sport et au travail plus rapide, moins d’œdème persistant à court terme, et moins d’instabilité objective (Doherty 2017). La HAS, dans sa recommandation de 2025 sur l’entorse du ligament collatéral latéral, retient d’ailleurs la rééducation comme traitement de première intention, à débuter dès que possible après le traumatisme. Concrètement, l’approche fonctionnelle repose sur une contention adaptée (bandage souple ou attelle semi-rigide selon la gravité), une remise en charge progressive et une rééducation débutée tôt, dès que la douleur le permet. L’immobilisation stricte, lorsqu’elle est jugée nécessaire, est réservée à des situations particulières et à de courtes durées.
Qu’est-ce que PEACE and LOVE, et quel est son statut ?
PEACE and LOVE est un cadre pédagogique proposé en 2019 par Dubois et Esculier pour les lésions des tissus mous : c’est un éditorial publié dans le British Journal of Sports Medicine, et non une recommandation de bonne pratique cotée. La nuance a son importance. Contrairement aux recommandations consacrées à l’entorse de cheville (Vuurberg 2018, BJSM ; HAS 2025), ce texte court ne s’appuie ni sur une revue systématique, ni sur une cotation du niveau de preuve, ni sur un panel de consensus : c’est une opinion d’experts, remarquablement synthétique, mais qui n’a pas le statut d’une recommandation. Son apport réel est ailleurs — il couvre l’ensemble du parcours de la lésion, là où les schémas plus anciens (RICE, francisé en GREC, puis POLICE) s’arrêtaient aux tout premiers jours. PEACE concerne ces premiers jours, LOVE oriente la suite. Ses piliers — remise en charge précoce, éducation, exercice — forment la partie la mieux établie du modèle et rejoignent les recommandations officielles ; sa mise en garde contre la glace et les anti-inflammatoires (la lettre « A ») est la plus fragile, et fait l’objet d’un véritable débat scientifique.
- P – Protection : protéger la zone et limiter les mouvements douloureux les tout premiers jours.
- E – Élévation : surélever le membre pour favoriser le drainage de l’œdème.
- A – Éviter les anti-inflammatoires (Avoid anti-inflammatory modalities) : dans le texte d’origine, cette lettre vise à la fois les médicaments anti-inflammatoires et la glace, soupçonnés d’interférer avec la cicatrisation. C’est la lettre la moins étayée du cadre — voir la section suivante.
- C – Compression : appliquer une compression pour limiter le gonflement.
- E – Éducation : informer sur l’évolution attendue et éviter les examens ou traitements inutiles.
- L – Charge (Load) : reprendre une mise en charge progressive guidée par la douleur.
- O – Optimisme : entretenir des attentes positives, qui influencent favorablement la récupération.
- V – Vascularisation : privilégier une activité adaptée pour stimuler la circulation.
- E – Exercice : restaurer mobilité, force et proprioception par l’exercice progressif.
Faut-il vraiment bannir la glace et les anti-inflammatoires ?
Non. Ce que les données permettent d’affirmer, c’est que ni la glace ni les anti-inflammatoires n’accélèrent la cicatrisation — pas qu’ils la compromettent. La différence est réelle : « ne pas en attendre de bénéfice sur la guérison » et « il faut les proscrire » sont deux messages distincts, et seul le premier est soutenu par les données humaines disponibles. Sur ce point précis, PEACE and LOVE anticipe une preuve qui n’existe pas encore.
Sur la glace. Une revue critique co-signée par le département médical du Comité international olympique conclut qu’en dehors de son effet antalgique, aucune étude humaine ne montre que la cryothérapie limite les lésions secondaires ou favorise la régénération des tissus ; elle reste envisageable dans les toutes premières heures pour soulager la douleur, avec prudence au-delà (Racinais 2024, BJSM). Une revue systématique consacrée spécifiquement à l’entorse de cheville aiguë n’a, elle, retrouvé que deux essais randomisés, tous deux à haut risque de biais, et qui n’évaluaient la glace qu’en complément d’une autre intervention ; sa conclusion est que la littérature actuelle manque de données à l’appui de la cryothérapie dans cette indication (Miranda 2021). Quant aux travaux invoqués contre la glace, ce sont des modèles animaux, et ils ne concordent pas entre eux : lorsque la nécrose est limitée à une petite fraction des fibres musculaires — la situation la plus proche d’une blessure sportive courante — le glaçage facilitait au contraire la régénération (Nagata 2023).
Sur les anti-inflammatoires. Une revue systématique française le formule sans ambiguïté : l’effet des anti-inflammatoires sur la cicatrisation des tissus n’a jamais été évalué par essai randomisé chez l’humain (Lacour 2025). La recommandation de référence sur l’entorse de cheville reste d’ailleurs prudente plutôt qu’interdictrice — ces médicaments peuvent être utilisés pour réduire douleur et gonflement, leur usage n’étant pas sans complications (Vuurberg 2018). Et sur la douleur musculo-squelettique aiguë, la plus large comparaison disponible place les formes locales devant les formes orales en matière de rapport bénéfice/risque, avec des effets sur la douleur qualifiés de modestes (Busse 2020). Ces décisions relèvent du médecin ou du pharmacien, jamais du kinésithérapeute.
Et lorsqu’on compare les deux protocoles directement ? Un essai randomisé publié en 2026 a opposé PRICE associé aux anti-inflammatoires et PEACE and LOVE chez des adolescents suivis douze à quinze semaines après une première entorse latérale : aucune différence significative entre les groupes sur la force, la mobilité ou l’équilibre dynamique, les deux protocoles s’accompagnant d’une récupération progressive comparable (Meškauskas 2026). C’est un essai monocentrique, sans critère rapporté par le patient et sans suivi des récidives : il ne clôt pas le débat. Mais à ce jour, rien n’établit la supériorité d’un protocole sur l’autre.
Ce qui reste solide dans PEACE and LOVE n’est donc pas la lettre « A », mais son cœur : remettre en charge tôt, expliquer, faire bouger. C’est précisément ce que retiennent les recommandations officielles, qui privilégient les programmes d’exercices supervisés aux traitements passifs (Vuurberg 2018).
Comment la rééducation proprioceptive prévient-elle les récidives ?
La rééducation proprioceptive, ou reprogrammation neuromusculaire, réentraîne les capteurs sensoriels de la cheville et les réactions d’équilibre, ce qui réduit le risque de nouvelle entorse et d’instabilité chronique. Après une entorse, le contrôle de la position du pied et les réactions de stabilisation peuvent être altérés, exposant à des récidives. Les exercices proprioceptifs placent progressivement la cheville en situation de déséquilibre contrôlé (appui unipodal, surfaces instables, yeux fermés, gestes dynamiques) afin de restaurer ces automatismes. Un programme d’exercices (renforcement et travail proprioceptif/équilibre) réduit d’environ 40 % le risque de récidive à 12 mois (Wagemans 2022), bénéfice plus modeste lorsqu’on se limite aux essais de meilleure qualité méthodologique ; le travail proprioceptif diminue d’environ un tiers l’incidence des entorses (de Vasconcelos 2018). Les recommandations françaises attribuent un niveau de preuve élevé (grade A) à la rééducation par l’exercice en prévention secondaire, c’est-à-dire pour diminuer le risque de récidive et d’instabilité chronique, et un grade B aux exercices proprioceptifs en prévention primaire. La kinésithérapie doit débuter aussi précocement que la douleur le permet, sur un nombre de séances habituellement situé entre dix et vingt selon les besoins.
Comment se déroule la reprise progressive de l’activité ?
La reprise est graduée : elle passe du contrôle de la douleur et de l’œdème à la récupération de la mobilité et de la force, puis à la réintroduction des appuis, des sauts et des changements de direction avant le retour au sport. Schématiquement, la rééducation suit plusieurs étapes qui se chevauchent : restauration de la mobilité articulaire et de la marche, renforcement musculaire (notamment des muscles fibulaires), travail proprioceptif progressif, puis réathlétisation avec gestes spécifiques. Une reprise trop précoce des activités à risque, sans avoir restauré la stabilité, expose à la récidive ; à l’inverse, une rééducation différée ou incomplète est associée à davantage d’instabilité résiduelle. Le rythme de progression est individuel et doit être adapté par le professionnel de santé en fonction de la gravité initiale, de la douleur et des objectifs de la personne.
| Critère | Immobilisation stricte prolongée | Traitement fonctionnel |
|---|---|---|
| Principe | Repos et contention rigide prolongée | Mobilisation précoce, mise en charge progressive, contention adaptée |
| Retour au sport et au travail | Plus tardif | Plus rapide |
| Œdème persistant à court terme | Plus fréquent | Moins fréquent |
| Instabilité objective | Plus fréquente | Moins fréquente |
| Place actuelle | Réservée à des cas particuliers, courte durée | Approche de première intention |
Une synthèse de revues systématiques (overview avec méta-analyse) conclut à un niveau de preuve modéré en faveur du traitement fonctionnel plutôt que de l’immobilisation, pour l’entorse latérale aiguë de cheville.
Doherty C et coll., overview de revues systématiques avec méta-analyse, British Journal of Sports Medicine, 2017
Questions fréquentes
Combien de temps pour récupérer d’une entorse ?
Cela dépend beaucoup de la gravité initiale : une entorse bénigne (grade I), une entorse moyenne (grade II) et une entorse grave (grade III) ne récupèrent pas au même rythme. La durée est individuelle et dépend aussi de la qualité de la rééducation, qui joue un rôle déterminant dans la récupération et la prévention des récidives. Le suivi en kinésithérapie se situe habituellement entre dix et vingt séances selon les besoins. Le rythme de progression doit être adapté par le professionnel de santé.
Faut-il poser le pied et marcher dessus, ou rester au repos ?
L’approche actuelle est fonctionnelle : on privilégie la mobilisation précoce et une remise en charge progressive guidée par la douleur, plutôt qu’un repos strict prolongé. Le cadre PEACE and LOVE résume cette logique avec le « L » de Load (charge). Une courte protection des tout premiers jours reste utile pour soulager douleur et œdème, mais l’immobilisation stricte est réservée à des cas particuliers et de courtes durées. La progression se fait avec un professionnel de santé.
Dois-je mettre de la glace et prendre des anti-inflammatoires ?
Ce que les données permettent de dire, c’est qu’aucun des deux n’accélère la cicatrisation : aucune étude humaine ne le démontre pour la glace, et l’effet des anti-inflammatoires sur la cicatrisation n’a jamais été évalué par essai randomisé chez l’humain. Ce n’est pas la même chose que « c’est interdit ». La glace garde un intérêt pour soulager la douleur dans les toutes premières heures, sans en attendre davantage. Le cadre PEACE and LOVE conseille d’éviter les deux, mais c’est la partie la moins étayée de ce cadre. Pour tout ce qui concerne les médicaments, la décision revient à votre médecin ou à votre pharmacien.
Combien de temps faut-il porter une attelle ou un strapping ?
La contention est adaptée à la gravité : bandage souple ou attelle semi-rigide selon les cas. Elle s’inscrit dans une logique fonctionnelle, associée à une remise en charge progressive et à une rééducation débutée tôt, et non dans une immobilisation rigide prolongée. La durée précise relève de l’évaluation du professionnel de santé.
Ma cheville restera-t-elle fragile ?
Sans rééducation adaptée, une part importante des entorses évolue vers une instabilité chronique de cheville. La bonne nouvelle : la rééducation proprioceptive réentraîne les capteurs sensoriels et les réactions d’équilibre, ce qui réduit le risque de nouvelle entorse. Un programme d’exercices (renforcement et travail proprioceptif) réduit d’environ 40 % le risque de récidive à 12 mois (Wagemans 2022). C’est précisément ce travail encadré qui permet de retrouver une cheville stable.
Dois-je consulter en urgence ou passer une radio ?
Toute entorse mérite un examen médical, notamment pour écarter une fracture. La radiographie n’est pas systématique : les règles d’Ottawa permettent au praticien de déterminer cliniquement si elle est nécessaire. Il convient de consulter rapidement, surtout en cas d’impossibilité de poser le pied, de déformation ou de douleur osseuse marquée.
Pour aller plus loin
- Rééducation post-opératoire orthopédique
- Glossaire kinésithérapie et rééducation
- Tous les articles éducatifs
Information éducative fondée sur les recommandations (HAS, sociétés savantes) et la littérature. Ne se substitue pas à un diagnostic ni à une consultation médicale. En France, la rééducation de l’entorse de cheville (traitement fonctionnel, travail proprioceptif) est réalisée sur prescription médicale.
Sources
- Haute Autorité de Santé. Entorse du ligament collatéral latéral (ligament latéral externe) de cheville : diagnostic, rééducation et reprise de l’activité physique et de la pratique sportive. 2025.
- Vuurberg G, Kerkhoffs GMMJ et coll. Diagnosis, treatment and prevention of ankle sprains : update of an evidence-based clinical guideline. British Journal of Sports Medicine, 2018. DOI ↗ (PMID 29514819)
- Doherty C et coll. Treatment and prevention of acute and recurrent ankle sprain : an overview of systematic reviews with meta-analysis. British Journal of Sports Medicine, 2017. DOI ↗ (PMID 28053200)
- Wagemans J et coll. Exercise-based rehabilitation reduces reinjury following acute lateral ankle sprain : a systematic review update with meta-analysis. PLoS One, 2022. DOI ↗ (PMID 35134061)
- de Vasconcelos GS et coll. Effects of proprioceptive training on the incidence of ankle sprain in athletes : systematic review and meta-analysis. Clinical Rehabilitation, 2018. DOI ↗ (PMID 29996668)
- Beckenkamp PR et coll. Diagnostic accuracy of the Ottawa Ankle and Midfoot Rules : systematic review with meta-analysis. British Journal of Sports Medicine, 2017. DOI ↗ (PMID 27884861)
- Dubois B, Esculier JF. Soft-tissue injuries simply need PEACE and LOVE. British Journal of Sports Medicine, 2020;54(2):72-73. Type de publication indexé par PubMed : Editorial. DOI ↗ (PMID 31377722)
- Racinais S et coll. Cryotherapy for treating soft tissue injuries in sport medicine : a critical review. British Journal of Sports Medicine, 2024;58(20):1215-1223. DOI ↗ (PMID 39237265)
- Miranda JP et coll. Effectiveness of cryotherapy on pain intensity, swelling, range of motion, function and recurrence in acute ankle sprain : a systematic review of randomized controlled trials. Physical Therapy in Sport, 2021;49:243-249. DOI ↗ (PMID 33813154)
- Busse JW et coll. Management of acute pain from non-low back, musculoskeletal injuries : a systematic review and network meta-analysis of randomized trials. Annals of Internal Medicine, 2020;173(9):730-738. DOI ↗ (PMID 32805127)
- Nagata I et coll. Icing after skeletal muscle injury with necrosis in a small fraction of myofibers limits inducible nitric oxide synthase-expressing macrophage invasion and facilitates muscle regeneration. American Journal of Physiology, Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, 2023;324(4):R574-R588. DOI ↗ (PMID 36878487)
- Lacour F, Criscito N, Boussageon R. Application de la méthodologie REB à l’évaluation du bénéfice thérapeutique des AINS topiques et oraux dans la douleur aiguë des lésions musculosquelettiques. Therapie, 2025;81(4):329-345. DOI ↗ (PMID 41241598)
- Meškauskas M et coll. PRICE vs. PEACE and LOVE in adolescent lateral ankle sprain rehabilitation : a randomized prospective comparative study of muscle strength and dynamic balance. BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation, 2026;18(1). DOI ↗ (PMID 41840451)
- Recommandations sur l’entorse de cheville, synthèse des grades de recommandation (prévention primaire grade B, prévention secondaire grade A), RecoMédicales, 2025.